Parcours et engagements

Avec son frère ...et déjà à vélo !

C’est le 6 décembre 1973, un jour de grève générale, que François de Rugy voit le jour, à Nantes.

 

Une jeunesse nantaise

 

Il est le troisième et dernier enfant de la famille. Ses parents sont tous les deux enseignants ,sa mère en allemand, son père en histoire-géographie.

A l'époque la famille habite le centre ville ; elle déménagera pour s'installer définitivement dans le quartier du jardin des Plantes.

A trois ans François rentre donc à l’école Stalingrad, qui jouxte l’ancienne Manufacture des Tabacs.

En 1984, c’est la rentrée à Guist’hau pour ses années collège et lycée.

Les années Guist'hau

Considéré comme un bon élève, il mène une vie collégienne très tranquille. Avec son père enseignant dans le même établissement, cela vaut mieux : les profs se parlent ! Un père avec qui il distribuera des tracts pour François Mitterrand lors du deuxième tour des présidentielles en 1988. Un engagement ponctuel : ses parents ne sont pas adhérents à un parti politique. L’action politique, la vraie, sera pour plus tard…

La vie au lycée sera plus « libre ». Dans la continuité de 88, il continue les actions militantes pour les municipales de 89, soutenant la liste de Jean-Marc Ayrault. La politique commence vraiment à le titiller. A la fin de sa première S, il demande - au grand désarroi de sa mère - une réorientation pour intégrer une terminale B, économie et sociale, qu'il pense être plus en cohérence avec son choix de rentrer à sciences politiques. Le monde est petit : c’est le frère de Patrick Rimbert, ancien député de la première circonscription, qui l’initiera aux sciences économiques.

 

Très tôt, l'engagement écolo

 

Il adhère à l’Association Nantaise de Défense de l’Environnement au sein de laquelle il participe à des actions sur l’urbanisme et  -déjà- sur les transports.

C'est aussi la période de la bande de copains, des grandes virées en vélo, des soirées pendant lesquelles on refait le monde : pour ses amis, François devient « FDR ».

Des études parisiennes

En 1991 il obtient donc son bac. Sa mention «bien» ne lui permet pas d'intégrer directement Sciences Po : il passe son été à préparer le concours d'entrée, qu'il réussira en octobre.

 

C'est aussi l’année de son premier engagement politique dans un parti, aux côtés de Brice Lalonde à « Génération Ecologie ». A l'époque, il considère que les Verts sont trop fermés sur eux-mêmes. Il ne se reconnaît  pas dans leur refus d’une participation aux responsabilités avec la gauche. Il n'adhère pas non plus au « ni droite ni gauche », la ligne d’Antoine Waechter, secrétaire national des Verts, qui sévira de 1988 à 1993.

Au sein de génération écologie, il espère créer un parti écolo plus ouvert, plus pragmatique qui accepte de gérer les affaires. A Nantes, Jean-Claude Demaure élu adjoint au maire en 89, est l'un des animateurs-fondateurs de génération écologie.

Mais en 1994, Brice Lalonde largue les amarres de la gauche, pour une aventure politique plus personnelle, qui lorgne clairement à droite.

 

L'ancrage à gauche

 

FDR refuse une telle dérive : il participe à la création d'une autre structure «  convergence écologie solidarité »,dont l’un des animateurs, Noël Mamère, est aujourd’hui l’un de ses collègues à l’Assemblée.

Pendant ces années, FDR aura été également très actif au sein du mouvement sur l'ex-Yougoslavie. En Bosnie et en Serbie , la guerre fait rage et à Paris : il milite ardemment, avec beaucoup d'autres, pour une intervention  européenne.

De "Cheviré cyclable" à "place au vélo"

Son diplôme de sciences politique en poche, il s’engage de plus en plus fortement dans la vie associative et politique nantaise. Une vie militante locale  qu’il n’a d’ailleurs jamais quittée : il a participé, entre autres, à la création de l’association « Cheviré Cyclable » devenue depuis « Place au Vélo ».

Il participe également à la création d’Ecologie 44, une  association politique locale, dont il assure la présidence de 1995 à 1997. L’organisation lutte notamment contre la chasse à courre en forêt du Gâvre. Ecologie 44 rejoint la majorité municipale nantaise aux municipales de 1995.

En 1995, Alain Juppé, premier ministre, décide de  relancer le projet d’une centrale nucléaire au Carnet, sur la rive Sud de l’estuaire de la Loire. François participe à l’animation du collectif d'associations, de partis politiques et de syndicats contre l’implantation. Deux années intenses, marquées par de nombreuses manifestations. La déclaration d’utilité publique ne survivra pas à la victoire de la gauche plurielle en 1997.

Première campagne législative

1997, c’est l’année de la « grande fusion » des écologistes : des militants d'Ecologie 44, d'Ecologie Solidarité et d'Alternative Rouge et Verte, rejoignent Les Verts, dont le groupe local passe de 35 à plus d’une centaine d’adhérents.

FDR est élu président départemental des Verts et c’est sous leur bannière  qu’il porte pour la première fois les couleurs de l’écologie aux élections législatives, sur la troisième circonscription …d’un certain Jean-Marc Ayrault.

 

1997, déjà l'Assemblée...

 

S’il n’est pas élu, il rejoindra tout de même l’Assemblée Nationale, professionnellement : il y devient secrétaire général adjoint du groupe politique Radical Citoyen et Vert constitué par les Verts, le PRG et les chevènementistes. Une opportunité de suivre de près la gauche plurielle au pouvoir, et de se familiariser avec tous les  aspects de la vie et des techniques parlementaires.

Avec Dany Cohn-Bendit

Il co-rédige le programme porté par Dany Cohn-Bendit, tête de liste des Verts aux européennes de 1999, ainsi que le livre « sois  jeune et tais-toi », ouvrage d’entretien entre Cohn Bendit et  des jeunes.

Parisien la semaine, François demeure attaché à Nantes, où il milite activement et participe à de nombreux combats électoraux : en 2001, désigné porte parole du groupe des verts de Nantes, il est en première ligne pour la préparation des municipales.

 

2001-2008 : aux côtés de JMA

 

Avec 7 autres collègues verts, il est élu au conseil municipal, sur ,la liste menée par Jean-Marc Ayrault. Il devient adjoint au maire de Nantes chargé des transports et déplacements et  vice-président de la communauté urbaine de Nantes chargé du plan de déplacements urbains. Commence alors sa toute première mandature qui durera 6 ans.

Aux côtés de JMA

En  2002, candidat Vert sur la première circonscription, il rassemble 4,25% des voix au premier tour. Au second, il apporte un soutien actif à Patrick Rimbert, député socialiste sortant et premier adjoint de Jean-Marc Ayrault. Mais la « vague bleue » consécutive à la réélection de Jacques Chirac est trop forte, et l’UMP reprend la circonscription.

A la mairie comme à Nantes Métropole, le maître-mot de la politique de transports initiée par François de Rugy est la multimodalité : l’objectif est de prendre en compte aussi bien les transports collectifs que le vélo, la voiture, la marche et même le bateau.

A Nantes, il est "le papa du Busway"

Il contribue ainsi au prolongement des lignes de Tramway, la mise en place du Busway entre Nantes et Vertou, à la création de navettes fluviales sur l’Erdre et la Loire, au développement et à la sécurisation des aménagements cyclables.

Elu de quartier pour le secteur Breil-Barberie, François de Rugy noue des relations fortes avec les associations, professionnels et habitants. Il représente la municipalité dans les rencontres organisées sur le terrain, et fait régulièrement « remonter » les problématiques rencontrées par les citoyens dans leur vie quotidienne.

 

depuis 2007, entre Nantes, Orvault, Sautron ...et le Palais-Bourbon

 

Aux législatives de 2007, candidat commun aux Verts et au PS, il remporte une victoire remarquée face à un sortant UMP pourtant donné favori par les commentateurs politiques. Il devient, à 32 ans, l’un des quatre députés écologistes de l’Assemblée.

Une campagne législative...

« Il ne faut jamais confondre convictions et esprit de système. Je serai un député d’opposition et de proposition, un élu de proximité, toujours ouvert au dialogue» déclare-t-il au soir de son élection.

FDR souhaite être un député accessible. Il fait le choix d’une permanence parlementaire aisément repérable : ses bureaux sont situés dans un local avec vitrine, sur une des grandes artères de sa circonscription.

...victorieuse

Il tient également chaque semaine des permanences dans tous les quartiers de la circonscription.

A l’Assemblée Nationale , il choisit de siéger à la commission des Finances : «Trop souvent, on tente de caricaturer les élus écologistes, en les assimilant à de doux rêveurs. Pour moi, les questions économiques et financières sont au cœur de l’engagement écologiste. Les choix fiscaux déterminent en grande partie la réalité des discours sur l’environnement et sur la justice sociale» explique-t-il.

Un nouvel équilibre entre la circonscription...

En 2008, le député nouvellement installé à Orvault avec sa famille est sollicité pour prendre la tête d’une liste de rassemblement de la gauche dans cette commune de l’agglomération nantaise, détenue depuis un quart de siècle par la droite. La tentative échoue, mais FDR ne regrette pas d’avoir relevé le gant : désormais chef de file de l’opposition municipale orvaltaise, il mesure, au plus près de la vie de ses concitoyens, les conséquences des choix politiques nationaux.

Une réalité du quotidien qu’il s’efforce de relayer au Parlement, tant dans ses interventions en séance que dans le travail moins médiatisé d’interpellation du gouvernement, de rédaction d’amendements aux projets de loi, ou de dépôt de propositions de loi.

... et l'Assemblée Nationale

Opposant « résolu, mais pas systématique », il intervient notamment dans les débats budgétaires et financiers, et sur les grands débats environnementaux : il participe aux travaux du Grenelle, et est l’un des quinze membres du groupe de travail mixte Assemblée-Sénat sur la crise économique.

En mai 2009, il dépose et défend une proposition de loi pour la transformation écologique de l'économie dans laquelle il évoque - pour la première fois dans un document parlementaire - le principe d'une taxe carbone redistributive et universelle.

« Etre dans l’opposition, c’est tenter de modifier les projets dans un sens plus conforme à ses convictions – d’où l’importance du droit d’amendement sans lequel il n’y a pas de démocratie réelle. Mais c'est aussi proposer les contours d’une autre politique,explicite-t-il, animé d’une conviction : être élu d’opposition, c’est aussi préparer l’alternance. »

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