Le Carnet de FDR : 6 - 13 juin

Pas de sas de décompression pour FDR après sa semaine chinoise : débats chez les écolos, affaire Boutin, suites du Grenelle, retraites sont au menu d'une semaine marquée par de nombreux rendez-vous avec les médias.

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Dimanche 6 juin

 

A peine débarqué de l'avion qui me ramène de Chine, la réalité de la politique française me saute dessus ! Lors de la convention nationale d'Europe Ecologie, des noms d'oiseaux sont échangés, dont les médias se délectent. A l'origine de cette polémique dont on se serait bien passé, des propos malheureux, pour ne pas dire déplacés (le jeu de mots est facile, je sais!) de Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts sur Eva Joly, et sur la construction en cours du mouvement écologiste.

 

A la réplique, le bouillant Dany ne fait pas dans la dentelle. Je ne pense pas que le décalage horaire soit la seule raison pour laquelle je trouve ce spectacle assez affligeant.

 

Pour connaître, et apprécier les deux personnages, je ne peux m'empêcher de penser que l'un et l'autre valent mieux que l'image qu'ils renvoient aujourd'hui. D'autant que, sur le fond - je mets bien entendu les propos sur Eva Joly, proprement stupides, de côté - , chacun exprime une réalité assez juste : en disant que les adhésions à Europe Ecologie tardent à se concrétiser, Jean-Vincent Placé rappelle utilement à mon sens que l'engagement politique ne se résume pas à un clic sur internet. Cela implique un échange entre individus. Il faut expliquer, convaincre, aller au contact. En un mot, il faut faire campagne !

 

Dans le même temps, Dany a raison de plaider pour l'accélération de la transformation de l'attelage - efficace certes, mais hybride - mis en place pour les élections européennes et régionales. Nous ne pouvons plus vivre très longtemps dans cet entre-deux (verts/non verts) qui a fondé la construction d'Europe Ecologie. Raison de plus pour ne pas perdre son temps en échanges excessifs sur la forme, qui remplissent les colonnes des journaux à défaut des esprits. C'est dès aujourd'hui qu'il faut engager la campagne d'adhésions qui permettra de fonder le mouvement démocratique écologiste que les électeurs (4 millions entre les européennes et els régionales) nous demandent de construire.

 

Lundi 7 juin

 

Pas de phase de décompression, et retour rapide à la réalité du terrain. Il me faut déposer avant midi la question que je poserai dans quinze jours au gouvernement, dans le cadre des "questions orales sans débat" organisées le mardi matin.

 

J'ai toujours trouvé cette terminologie un peu bizarre - car à la différence des questions d'actualités télévisées des mardi et mercredi après midi, les députés peuvent y reprendre la parole après le ministre, ce qui constitue déjà un début de débat. Et je trouve que l'exercice, boudé par certains collègues, est intéressant : loin des caméras, on n'y cherche pas l'affrontement, mais la confrontation des points de vue, ou la réponse à des interrogations portées par nos concitoyens lorsque les textes législatifs ou réglementaires ne sont pas clairs.

 

C'est l'occasion d'interroger le gouvernement non seulement sur sa politique, mais aussi d'obtenir des précisions sur la doctrine mise en oeuvre pour l'application des textes. Bref, un moment utile, malgré - ou à cause de ?- sa faible médiatisation. Je choisis de relayer les inquiétudes de gérants d'AMAP, qui craignent que les pratiques de certains services vétérinaires normands soient généralisées : chargés de contrôler les conditions d'hygiène de la distribution alimentaire, ils tentent d'assimiler les lieux de distribution des produits à des lieux de vente classiques, ce qui est un comble pour des lieux d’échange (plus que de vente) qui ne servent en général que deux heures par semaine : difficile de confondre avec une épicerie ou même un marché !

 

Leur imposer les mêmes contraintes sanitaires reviendrait purement et simplement à les fermer. Zèle excessif ? Volonté non assumée de mettre un frein au développement des AMAP, sous la pression des commerces "classiques" - alors même que tout indique qu'il n'y a pas concurrence, mais bien complémentarité des pratiques de consommation ? La réponse du ministre nous apportera, je l'espère, des éclaircissements.

 

Après un déjeuner avec mes collègues écolo élus de la communauté urbaine de Nantes, une réunion préparatoire à la commission mobilités - alors que nous planchons sur le nouveau plan de déplacements urbains - et une rencontre passionnante sur l'urbanisme à Orvault illustrent l'actualité et la réalité des problématiques examinées dans le cadre du Grenelle - du point de vue local.

Mardi 8 juin

 

Départ en TGV plus tôt que d’habitude (6 heures), pour participer à un débat sur LCP avec un collègue UMP sur le thème un brin provocateur : "Le plan de rigueur, c'est pour quand ?" Le format du programme est original sur la forme : les journalistes désertent le plateau et laissent les invités débattre directement entre eux.

 

Cela impose une auto-discipline intéressante si l'on veut que le téléspectateur puisse suivre la conversation. J'apprécie la courtoisie et le respect qui règnent sur le plateau. Mon contradicteur, Yves Censi, député de l’Aveyron n'est pas ...à une contradiction près. Pour justifier les coupes dans les effectifs de l'éducation nationale, il n'hésite pas à affirmer - contre toute réalité - que, depuis 1981 (décidément, cette date devient une fixation chez les élus de droite !), les effectifs d’enseignants ont augmenté tandis que le taux de réussite au bac baissait.

 

Yves Censi est posé et notre discussion fluide, ce qui n'empêche pas la confrontation de points de vue parfois très éloignés : mais je note avec intérêt que, lorsque je tente d'amener la question de la justice fiscale sur la table, mon interlocuteur dévie la conversation et fuit le débat. "On ne va pas se perdre dans un débat symbolique", me rétorque-t-il. Mille foyers fiscaux se sont vus renvoyer par le fisc un chèque de plus de 300.000 euros : j'ai du mal à considérer qu'il ne s'agisse que d'un symbole ! Si c’en est un, il est dévastateur…

 

Il me confie hors antenne qu’il n’a pas manqué de relever mon allusion à la politique budgétaire plus responsable de Villepin, lui qui se définit encore comme chiraquien…

 

Comme tous les mardis, les réunions s'enchainent, avant la séance des questions au gouvernement qui m'offre l'occasion d'interpeler le gouvernement au sujet du coût de construction du réacteur nucléaire ITER de Cadarache : il a simplement ...triplé entre 4 ans, et l'Europe annonce que son financement devra se faire au détriment d'autres projets de recherche. Je cherche à savoir lesquels. Pour réponse, je n'ai droit qu'à une diatribe de Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, sur "l'irresponsabilité" des opposants au réacteur, et un engagement réaffirmé d'un financement du projet international. Obama, dans son projet de budget 2011, a décidé de réduire les financements américains au programme de 40%. Sans doute un irresponsable...

 

En soirée, je retrouve (dans un restaurant chinois de Paris… meilleur que ceux de Shanghai !) un groupe de travail d’Europe Ecologie et des Verts pour la préparation des prochaines échéances électorales. L'occasion de discuter avec Jean-Vincent Placé, de lui dire en face à quel point je regrette l'épisode du week-end. L’occasion surtout de plaider pour un travail rigoureux, méthodique et sans doute de longue haleine pour nouer une alliance équilibrée et fructueuse avec les socialistes pour 2012.

 

Mercredi 9 juin

 

Dans les couloirs de l'assemblée, les journalistes alpaguent les députés, pour obtenir une réaction sur les révélations du jour du Canard enchaîné. Christine Boutin, débarquée du gouvernement, s'est vue confier, en contrepartie de cette éviction, une mission rémunérée 9.500 euros nets par mois sur "les conséquences sociales de la mondialisation".

 

Les questions fusent, qui portent essentiellement sur le montant de ce salaire, sur son cumul avec les autres revenus de l'ancienne ministre - retraite parlementaire et indemnité de conseillère générale des Yvelines, soit 18.000 euros en tout. On nous interroge également sur les supposés avantages des députés...

 

Bizarrement, on ne parle pas des élus locaux, sans parler de ceux qui cumulent un mandat de parlementaire avec la direction d’une grande collectivité locale… Cela viendra ! Tout cela donne une image déplorable de la classe politique, et vient confirmer l'intuition qui, il y a quelques mois, m'a poussé à agir pour plus de transparence et plus d'éthique. Mais au-delà du cas spécifique, c'est le cynisme du pouvoir en place, de Nicolas Sarkozy à Christine Boutin, qui me frappe.

 

Le cynisme, c'est d'accepter - et cela vaut pour celle qui reçoit le salaire comme pour celui qui le verse- qu'une mission sensée faire le point sur la précarité, le déclassement social, le chômage - car c'est bien cela, les conséquences sociales de la mondialisation, du point de vue de tant de salariés de notre pays, et notamment de travailleurs de l'industrie- puisse constituer une telle source de revenus pour son auteur.

 

Mais comment ne pas voir également que, bien orchestrée et exploitée par le pouvoir, cette affaire permet de se débarrasser à bon compte d'une partenaire encombrante ?

 

Acte 1 : on tente de calmer la récalcitrante, candidate potentielle aux présidentielles qui viendrait écorner le score de Sarkozy au premier tour, en lui offrant une mission improbable, mais grassement rémunérée.

 

Acte 2 : une fois la chose sue, on laisse l'ex-ministre s'emberlificoter dans des justifications confuses et se discréditer médiatiquement.

 

Acte 3 : on réagit à la "fuite" de l'information - c'est à se demander si elle n'a pas été organisée -, en la mettant en demeure de "faire cesser" une situation de cumul qui était pourtant connue des commanditaires du rapport, et on s'offre, à bon compte, sur le dos de son ancienne alliée, une vertu aux yeux de l'opinion.

 

Acte 4 - cela viendra bientôt : Madame Boutin sera obligée de renoncer soit à sa mission - auquel cas, elle en prouvera l'inanité- soit à son salaire - la laissant ainsi donner l'image insupportable pour l'opinion d'une femme qui n'est pas à 9.500 euros par mois près !

 

Pas de doute : Machiavel règne à l'Elysée... Et la pauvre Christine Boutin - le mot est mal choisi, certes, mais j'ai du mal à ne pas éprouver quelque pitié - va l'apprendre à ses dépends.

Jeudi 10 juin

 

Comment une journée qui commence mal peut se terminer positivement.

 

En matinée, la polémique Boutin continue à agiter le microcosme. J'y échappe grâce à une réunion acceptée il y a plusieurs mois avec des cadres d’entreprises sur le thème : écologistes et grands groupes, pourquoi ça bloque ? Intervention faite sans contrepartie de rémunération, je le précise !

 

Mais à peine de retour à mon bureau de l'Assemblée, après une interview par téléphone avec la « radio de Libé », les désagréments s'enchaînent : rendez-vous manqué - pour cause d'agenda électronique qui ne se connecte pas correctement - avec le conseil municipal de Sautron en visite à Paris, TGV qui démarre sous mes yeux, organisation familiale désordonnée - comment récupérer les enfants à l'école alors qu'un atelier parlementaire en circonscription est programmé pour la soirée ? La lassitude gagne...

 

Pour arranger le tout, je n'arrive pas à mettre à profit le trajet en train pour remettre de l'ordre dans mon carnet de la semaine dernière, consacré à un passionnant parcours de découvertes de la réalité économique chinoise... La publication des tribulations d'un député nantais en Chine attendra donc encore.

 

Mais arrivé à Nantes, je rejoins la salle du Centre de Communication de l'Ouest, et c'est le plaisir qui reprend le dessus. Une petite centaine de personnes ont bravé la météo capricieuse pour participer à un débat sur le thème "Que reste-t-il du Grenelle de l'environnement ?". La formule élaborée par mon équipe parlementaire fonctionne bien : un temps de réunion défini à l'avance - 2 heures 30 - trois intervenants au temps de parole limité à 20 minutes chacun - on projette même un décompte qui permet de faire respecter la règle ! -et un débat avec la salle de plus d’une heure, qui permet un véritable échange citoyen.

 

Après que j'ai rappelé les différentes étapes du processus du Grenelle, et l'évolution du point de vue des écologistes au gré des renoncements ministériels, j'ai demandé à Matthieu Orphelin - qui fut directeur de cabinet de la président de l'Ademe au moment du lancement du Grenelle, a rejoint depuis Europe Ecologie et vient d'être élu Vice-président de la Région- , et à mon collègue député socialiste de la Gironde Philippe Plisson d'éclairer nos débats de leurs témoignages.

 

L'ambiance est à la fois sérieuse et détendue, les questions de la salle démontrent l'intérêt de la thématique. Je ne peux pas m'empêcher de noter avec satisfaction que des questions qui, il y a quelques années encore, ne mobilisaient qu'une poignée de militants convaincus de l'écologie sont aujourd'hui au centre des préoccupations de beaucoup, et permettent de vrais échanges avec des collègues socialistes.

 

Entre le Grenelle poussé par les associations comme la Fondation Nicolas Hulot et la percée des écologistes aux élections européennes, confirmée aux élections régionales, les questions d’environnement et de développement durable ne sont plus subalternes ou périphériques. Des personnes rencontrées sur des sujets bien différents depuis 2007 dans ma circonscription sont d’ailleurs venues à cette réunion, ce qui est un – petit – motif de satisfaction.

 

L'affaire Boutin ou les querelles boutiquières de l'écologie politique sont loin. Après cette réunion qui réconcilie avec la vie politique, diner impromptu en terrasse. "Nantes est une ville où il fait beau plusieurs fois par jour", dit-on, et le proverbe qui traduit la versatilité du climat local se vérifie encore une fois! La discussion avec Philippe Plisson et sa collaboratrice achève agréablement une journée mouvementée. Je retiens de l'échange que Martine Aubry a incontestablement réussi à remettre le PS au travail, et en ordre de marche.

 

Même si elle n'a pas réglé toutes les dissensions qui continuent à traverser son parti, et si sur de nombreux points l'équilibre qui s'esquisse demeure sans doute trop peu dynamique pour un observateur écolo, la persévérance tranquille de la maire de Lille rassure.

 

En rentrant à la maison, je découvre la nouvelle : Christine Boutin a renoncé à sa rémunération. Le piège que je pressentais hier s'est refermé sur la présidente de la "droite chrétienne"...

Vendredi 11 juin

 

Réponses aux courriers, travail sur dossiers, relecture du dossier parlementaire que je publierai la semaine prochaine sur tous les aspects du statut de député - indemnités, retraites, assurance-chômage, collaborateurs, réserve parlementaire...- occupent le début de matinée.

 

J'enchaîne avec un rendez-vous consacré aux difficultés d'adoptions en Haïti. Après le séisme, les familles françaises dont l'adoption était en cours de finalisation ont eu toutes les peines du monde à obtenir renseignements sur la situation de leurs enfants sur place. Entre des couples qui ne se connaissaient pas, s'est mise en place spontanément une chaîne de solidarité exemplaire, qui a permis parfois de faire avancer l'instruction des dossiers, souvent de réunir des informations difficiles à obtenir compte tenu des moyens de communication, et, toujours, d'accompagner psychologiquement les individus dans une période de doutes et d'inquiétudes insupportables.

 

La collaboratrice à qui j'avais demandé de suivre le dossier a été particulièrement active et mobilisée sur le sujet. Les interventions qu'ont réalisées des parlementaires, toutes tendances confondues, auprès des ministères n'ont pas toujours été couronnées de succès. Le gouvernement français est étrangement le plus restrictif sur les adoptions. Réintroduire la réalité de l’humain, remonté du terrain, dans le dédale des décisions politico-administratives du gouvernement, c'est aussi ça, le boulot de député !

 

***

 

Nantes - Paris - Nantes : l'essentiel de l'après-midi est passé dans le TGV. Les quatre heures de trajet sont mises à profit pour travailler les dossiers avec un collaborateur qui m'accompagne. Moment utile : il est rare que l'on dispose ainsi de moments aussi longs de discussion et de travail sans être perturbé par le téléphone. La suite de tunnels et de zones noires qui empêchent quasiment toute conversation téléphonique, et me pousse à couper la connexion entre Nantes et Paris ont du bon !

 

Entre les deux trains, je rejoins le plateau de LCP dont je suis l'invité de la semaine pour l'émission "Parlement Hebdo". En 45 minutes, l'essentiel des sujets qui ont fait la une de l'actualité parlementaire et politique de la semaine sont passés au crible : après un reportage introductif, une discussion s'engage avec les journalistes. Encore une fois, j'apprécie le ton et la qualité de l'interview : des questions directes, des relances - le "droit de suite" est trop rare à mon sens à la télévision-, et une capacité à ne pas céder à la détestable habitude qui consiste à couper l'invité dans sa réponse dès lors que celle-ci dépasse les deux cents mots !

 

Autre chaine, autre format : une équipe de France 2 m'a donné rendez-vous salle des 4 colonnes pour une interview flash sur la question des retraites des députés - cumulées par des ministres avec leur traitement, ce que j’apprends avec effarement à cette occasion. Ou comment un sujet complexe, qui vous occupe depuis plusieurs semaines, se trouve, sous la pression de l'information -compréhensible mais toujours difficile à admettre lorsqu'on en est acteur- réduit à 6 secondes et à deux phrases au journal de 20 heures.

 

Samedi 13 juin

 

Belle journée orvaltaise, avec une visite à des ateliers créatifs d'une association d'un quartier pavillonnaire - occasion de rencontrer Joseph, le maire, qui pour avoir été mon adversaire n'en est pas moins un compagnon de travail agréable.

 

Parmi les activités en cours, l'encadrement (à quand un encadrement de première classe pour le portrait du maire, ne puis-je m’empêcher de suggérer) et la rénovation de fauteuils : l’occasion de plaisanter à fleurets mouchetés sur nos « fauteuils » d’élus respectifs !

 

En fin d'après midi, fête de la Saint-Jean dans un autre quartier, celui du Bois-Raguenet, avec la famille et les enfants. Ambiance chaleureuse et feux de joie... On est bien loin des arcanes de l'hémicycle ! Si ce n’est que plusieurs personnes me parlent de ces désastreuses affaires d’indemnités de ministres et autres chargés de mission cumulées sans vergogne avec des retraites de députés.

 

Mes interlocuteurs ne manquent pas de faire le lien avec la réforme des retraites qui se profile – et ils ont bien raison ! Mmes Bachelot, Alliot-Marie et Boutin ont-elles totalement décollé de la réalité ? Je ne peux m’empêcher de le penser. Ces moments de convivialité mais aussi de contact direct ont de ce point de vue aussi du bon !

Dimanche 14 juin

 

Les dimanches se suivent et ne se ressemblent pas. Autant la semaine dernière le spectacle dominical offert par les écolos avait quelque chose de navrant, autant la lecture de l'interview d'Eva Joly dans le JDD a de quoi regonfler le moral.

 

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