François de Rugy apporte son aide aux RASED

M. François de Rugy alerte M. le ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative sur la dégradation de la situation dans les écoles, et en général dans les RASED (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) de Loire-Atlantique. La suppression de plus de 2 200 postes de personnels dans les RASED en deux ans et la sédentarisation de 1 248 postes ne cessent de dégrader les conditions de travail des enseignants spécialisés, au moment où, parallèlement, les besoins sont en forte augmentation. La communauté éducative dénonce la détérioration de la prise en charge des élèves en difficulté. Les enseignants sont, dans de nombreux cas, seuls à gérer les situations de détresse d'élèves qui devraient bénéficier de l'aide de personnels spécialisés. L'inspecteur d'académie de Loire-Atlantique a ainsi instauré de nouvelles normes de prise en charge des élèves en difficulté par les enseignants spécialisés: Un psychologue interviendrait auprès de 2 400 élèves, un maître E auprès de 1 000 élèves et un maître G auprès de 4 200 élèves. Dans ces conditions, comment envisager des prises en charge d'élèves en difficulté ? Alors que les situations d'urgence seront les seules possibles, comment permettre aux professionnels d'assurer correctement des actions préventives ? Enfin, comment prendre en compte la souffrance des élèves à l'école par des psychologues scolaires en dehors des missions ordonnées par la maison départementale des personnes handicapées ? D'autre part, la suppression des postes de personnels de RASED (23 postes spécialisés de RASED seront supprimés à la rentrée 2011 dans le département de Loire-Atlantique) a entraîné une concentration des moyens spécialisés sur les écoles en zones prioritaires au détriment des autres. Ces zones, déclarées prioritaires, doivent bien sûr disposer de moyens à la hauteur des difficultés auxquelles elles sont confrontées. Mais « cette rationalisation des moyens », voulue par le ministre, place les élèves en difficulté des autres établissements dans une situation d'abandon qui n'est pas acceptable. Les associations qui sont sur le terrain, et notamment celles de Loire-Atlantique, signalent qu'aujourd'hui l'école publique ne garantit plus l'égalité du droit sur le territoire national aux élèves qui ont besoin d'une aide spécialisée. Ce sont aujourd'hui les plus fragiles qui souffrent du manque cruel de moyens. Mais si les élèves sont les premières victimes des suppressions de postes et des coupes budgétaires opérées par le Gouvernement, les professionnels sont sérieusement menacés. En Loire-Atlantique, ils sont quatre pour l'année 2011 à pouvoir bénéficier d'une formation, qui est particulièrement essentielle pour dispenser une aide de qualité. Ces départs en formation sont insuffisants. C'est pourquoi il l'interroge sur les réponses qu'il peut apporter à ces questions légitimes, ainsi que les dispositifs qu'il souhaite mettre en place à la rentrée prochaine.

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