Tragédie (budgétaire) grecque à l'Assemblée

Bien triste spectacle que cette discussion orchestrée par le gouvernement et sa majorité parlementaire à l'occasion de l'examen du projet de loi de finances rectificative conséquence, nous dit-on, de la réponse européenne à la crise grecque. De la Grèce, et de la question majeure du financement des dettes publiques, il n'aura été au final que bien peu question. Tout occupé qu'il est à rassurer les agences de notation et à tenter de contenir, par quelques rustines, un déficit budgétaire historique qu'il a lui-même généré par la politique menée au cours des quatre dernières années, le gouvernement a tenté d'imposer des mesures improvisées dans l'urgence. Au risque de l'incohérence et de l'inefficacité. Au prix de débats parfois cocasses et bien souvent dérisoires entre factions de la majorité tiraillées entre les exigences contradictoires des lobbies qu'elle tente de servir depuis 2007. Petit récit du parcours législatif finalement très édifiant des mesures annoncées par François Fillon il y a quelques semaines...

 

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Commentaires : 1
  • #1

    Ecologie Liberale (mardi, 13 septembre 2011 12:31)

    en même temps, quel controle du budget ont les députés ? Le budget est rédigé à Bercy, et il est reconduit à 90% dans ses grandes lignes, puisque quoi qu'il advienne, il faut faire fonctionner l'Etat.