Commission du dialogue NDDL

Le Premier ministre, comme il s'y était engagé samedi dernier, vient de rendre publique la composition de la commission du dialogue dont il avait annoncé la création devant la mobilisation citoyenne croissante qui s'exprime en opposition au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

 

J'attends des membres de cette instance qu'ils se mettent au travail en toute transparence, dans le cadre d'une démarche contradictoire, sans tabou, en se donnant le temps nécessaire au réexamen de toutes les données du projet contesté, et en toute indépendance.

 

La transparence suppose que ces auditions soient publiques.

 

Le débat contradictoire suppose que la commission rencontre l'ensemble des parties prenantes au débat, et notamment toutes celles et tous ceux qui, faute d'avoir été jusqu'ici réellement entendus, sont contraints à exprimer par manifestation leur opposition au projet.

 

L'absence de tabou suppose que toutes les données sur lesquelles a été bâtie l'enquête d'utilité publique soient revisitées, à la lumière de la réalité d'aujourd'hui.

 

Le temps suppose que les membres de la commission soient maîtres de leur calendrier et de leurs méthodes de travail, et non soumis à un agenda qui leur serait imposé.

 

L'indépendance, enfin, impose qu'aucune pression d'aucune sorte ne soit exercée sur les membres de la commission, et que les responsables politiques locaux comme nationaux promoteurs du projet prennent le recul nécessaire à une expertise menée en toute liberté par la commission.

 

Le président de la commission, monsieur Chéreau, a déclaré aujourd'hui : "je ne peux préjuger de ce qui se passera à la fin de nos travaux". Prenons-le au mot.