Pérennité du site d’Alcatel-Lucent d’Orvault : François de Rugy en appelle à la mobilisation de tous les acteurs locaux et à l’intervention des pouvoirs publics

L’annonce de nouvelles suppressions d’emplois chez Alcatel-Lucent s’accompagne de perspectives sombres pour la plupart des sites français de l’équipementier télécom. Le nouveau plan de réduction d’effectifs annoncé par la direction de l’entreprise prévoit la fermeture rapide des sites de Rennes et de Toulouse et fait peser une menace identique pour le site d’Orvault.

Depuis 2007, j’accompagne les salariés d’Orvault au fil de plans de restructuration qui se sont traduits par des transferts d’activités, des départs volontaires ou des licenciements. Aujourd’hui, ce sont 500 emplois qui sont en jeu à échéance de deux ans, dont 300 en recherche-développement.

Je comprends et partage la colère et le découragement des salariés et des dirigeants du site qui, depuis tant d’années, ont su faire les efforts que leur demandait l’entreprise afin de pérenniser l’activité à Orvault.

Les technologies développées en R&D sur le site – qu’il s’agisse de la 4G ou de la miniaturisation des antennes relais de téléphonie mobile – sont unanimement reconnues comme porteuses de perspectives fortes de développement et le secteur des télécom est l’un des plus dynamiques.

Si le site devait fermer, les salariés d’Orvault paieraient le développement anarchique d’un secteur économique soumis aux seules lois de la mondialisation financière, et l’absence de stratégie industrielle européenne : ouverture incontrôlée des marchés, toute-puissance des opérateurs, absence de soutien aux équipementiers.

Devant cette situation, et afin de répondre aux inquiétudes des salariés d’Orvault, je demande au commissaire au redressement productif des Pays de la Loire de mettre en place sans tarder un dispositif spécifique de suivi du site. Il s’agit d’engager au plus vite les contacts nécessaires avec l’entreprise afin de construire, dans la transparence et en lien avec les salariés, les collectivités locales et le tissu économique local, un plan réaliste et multipartenarial, afin d’assurer le maintien et le développement d’un centre de compétences unique dans l’agglomération nantaise.

C’est en ce sens que j’ai établi des contacts avec Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif et Fleur Pellerin, ministre de l’économie numérique. Il serait en effet incompréhensible que les sites français d’Alcatel-Lucent paient encore une fois le prix fort des plans d’adaptation de l’entreprise, alors même que le président de la République a annoncé sa volonté de créer un environnement favorable à l’investissement dans les technologies de l’information et de la communication.

Face aux incertitudes qui planent sur l’avenir du site d’Orvault, les salariés peuvent compter sur ma combativité à leurs côtés.

J’interrogerai cet après-midi le Premier ministre sur la situation de l’entreprise, lors de la séance des questions d’actualité.


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