Nouvelle étape pour le groupe écologiste à l'Assemblée nationale

Depuis les élections législatives de juin 2012, j'ai été heureux de co-présider le premier groupe écologiste de l'histoire à l'Assemblée nationale.

J'ai été heureux de le co-présider avec Barbara Pompili, première femme à présider un groupe parlementaire à l'Assemblée, toutes tendances politiques confondues. 

Nous avons installé le groupe écologiste dans le paysage parlementaire français et nous avons permis aux député-e-s écologistes, quelles qu'aient été leurs options politiques écologistes, d'intervenir dans tous les débats de l'Assemblée nationale.  

La parole écologiste a été portée avec force dans l'hémicycle et de nombreux compromis ont pu être trouvés au sein de la majorité avec laquelle nous avons été élus en 2012. Ainsi, depuis plus de trois ans, de nombreux amendements ont été adoptés ainsi que plusieurs propositions de loi. Le projet de loi de transition énergétique a été l'objet d'une véritable co-production législative entre le gouvernement et le groupe écologiste sous la houlette de Denis Baupin, co-rapporteur de ce texte qui amorce le plus grand virage dans la politique énergétique de la France depuis le lancement du programme électro-nucleaire français dans les années 70.

Après plusieurs mois de crises au sein du groupe écologiste à l'Assemblée nationale, crises nées de la brutale et toujours incomprise sortie du gouvernement, je salue l'esprit de responsabilité qui a prévalu pour maintenir un groupe écologiste à l'Assemblée nationale, face aux logiques partisanes contraires à la culture parlementariste des écologistes. Nombreux seront les deputé-e-s ecologistes qui continueront à défendre l'autonomie politique et organisationnelle des groupes parlementaires. Le groupe écologiste va désormais continuer à travailler en respectant les deux grandes sensibilités qui le composent, représentées à la tête du groupe par la nouvelle co-presidence assurée par Barbara Pompili et Cécile Duflot.

Je souhaite que le même esprit de responsabilité l'emporte au Sénat pour que le groupe écologiste présidé par Jean-Vincent Placé perdure également.

Pour ma part, une page se tourne : je retrouve une liberté de parole totale. Je vais désormais me consacrer pleinement au développement du nouveau parti "écologistes!", pour que l'écologie pragmatique et responsable, que les Français attendent, ait son mouvement politique.