Primaire de la gauche : "j'y serai le candidat écologiste."

Une primaire citoyenne de la gauche et des écologistes va être organisée en janvier 2017 par le Parti Socialiste et ses partenaires de la Belle Alliance Populaire. J'ai décidé, après réflexion et consultations, de participer à ce processus : j'y serai le candidat écologiste.

 

Cette primaire permettra aux citoyens de choisir un ou une candidate de rassemblement de la gauche et des écologistes pour l'élection présidentielle de l'année prochaine. Qu'un écologiste y participe est déjà en soi une nouveauté par rapport à la primaire pour l'élection présidentielle de 2012. Mais la situation est aussi différente et nouvelle puisque pour la première fois un Président sortant y participera - c'est en tous cas l'hypothèse la plus probable.

 

Les débats de la primaire permettront donc de faire le bilan du quinquennat de François Hollande. Pour ma part, je m'engagerai avec lucidité dans ce débat sur le bilan : nous pourrons enfin  évaluer concrètement ce qui a été fait mais aussi ce qui n'a pas été fait. Et nous le ferons devant les Français qui ont manqué d'explications sur le sens de ce qui a été fait ou sur le choix de ne pas faire telle ou telle réforme.

 

La primaire comme l'élection présidentielle auront lieu alors que les négociations sur la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne seront engagées : les premières déclarations des candidat-e-s de l'extrême-droite ou de droite, mais aussi de gauche, montrent que la surenchère anti-européenne bat son plein. L'un des enjeux des élections de 2017 sera l'engagement de la France dans la poursuite ou non de la construction européenne. Je défendrai clairement cet engagement et l'idée selon laquelle l'avenir de la France sera meilleur au sein d'une Union européenne réformée qu'à l'extérieur.

 

Les débats de la primaire, mais aussi le vote des Français qui y participeront, dessineront le projet pour la France que le candidat désigné défendra pour le prochain quinquennat. En cela, ma candidature donnera la possibilité aux citoyens qui participeront à la primaire de donner du poids à  l'écologie dans ce projet de rassemblement.

 

Depuis 2012, la majorité a trop souffert des divisions entre partis ou internes aux partis. De surcroît, les débats internes aux partis sont souvent très éloignés des priorités des Français. La primaire permettra de sortir de ce cercle vicieux de la division et de la coupure entre les citoyens et les partis.

 

J'ai toujours fait le choix de l'écologie qui agit. Celle-ci doit être défendue en toute logique lors de la primaire.

 

Le temps viendra de la présentation des propositions. Mais, je veux d'ores et déjà dire que défendrai d'abord et avant tout l'idée qu'aujourd'hui le progrès c'est l'écologie. Je suis convaincu qu'une des causes de la morosité française tient dans le fait qu'une trop grande majorité de Français ne croit plus au progrès. Et une grande part de la marginalisation de l'écologie tient sans doute au fait que trop d'écologistes tiennent un discours s'opposant systématiquement à toute innovation, à tout changement, à tout progrès.

 

J'entends convaincre que le progrès aujourd'hui c'est l'écologie. C'est vrai pour la qualité de vie de chacune et chacun bien sûr, mais aussi et surtout pour l'économie : l'écologie peut-être le meilleur soutien à la reprise durable de l'activité économique qui se dessine en France si les choix politiques, législatifs, fiscaux et réglementaires sont faits pour accélérer la transition écologique de l'économie au lieu de la freiner. Des énergies renouvelables à l'économie circulaire, les exemples de création d'activités et d'emplois sont nombreux en France et ailleurs et notre rôle politique est de les valoriser et de créer les conditions de leur développement à grande échelle.

 

De même, les analyses des médecins spécialistes des maladies chroniques, des pathologies cardio-vasculaires, respiratoires ou des cancers montrent que l'écologie doit demain être au cœur de toute politique de santé publique.

 

Cette politique écologique nécessitera des choix à l'évidence plus clairs et plus forts que ceux qui ont été faits depuis 2012. Conduire ces changements suppose des réformes importantes. C'est pourquoi je serai un candidat écologiste et réformateur. Pour conduire le changement écologiste comme pour soutenir la reprise économique suppose de réaliser des réformes profondes et audacieuses. Pour faire reculer durablement le chômage comme pour conforter la protection sociale et les services publics, il faut aussi des réformes importantes. Je ne fais pas partie de ceux qui pensent que la majorité en place a fait trop de réformes, au point d'en être impopulaire. Je crois au contraire que certaines réformes ont été trop rabotées ou repoussées.

Je crois dans le réformisme plutôt que dans les démarches radicales et extrémistes. Je crois à l'innovation plutôt qu'au maintien du statu quo. Je crois en l'initiative humaine, locale, décentralisée, associative et entrepreneuriale plutôt qu'au changement décrété d'en haut, étatique et centralisé.

 

Pour réussir ces changements, ces réformes, je crois en la démocratie, une démocratie approfondie : les Français aspirent à une démocratie libre et non faussée !

Dans une période historique marquée par la résurgence des guerres et un terrorisme massif, beaucoup de Français expriment par leur vote pour le Front national leur tentation pour le repli nationaliste et les crispations identitaires comme dans beaucoup d'autres pays d'Europe et du monde. Face à cela, il faut prendre parti et défendre les valeurs républicaines de la France, notre mode de vie libre dans une société ouverte et tolérante.

 

C'est la participation des Français qui fera la réussite de la primaire citoyenne de la gauche et des écologistes. C'est le devoir de ses organisateurs d'en garantir le caractère ouvert et transparent. C'est la responsabilité des candidats d'animer un débat franc et loyal. Écologiste de toujours, c'est dans cet état d'esprit que je m'engage aujourd'hui.