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13

sept.

2016

Alstom : la nécessité d’un cap écologique pour l’industrie

Depuis que la direction de l’entreprise Alstom a annoncé la fermeture du site de Belfort, menaçant 400 emplois directs, nous assistons à une course au sauvetage du site.

Certaines déclarations s'apparentent davantage à une forme de gesticulation politico-mediatique qui masque mal l'incohérence des choix politiques en matière de transport. Pendant plusieurs décennies, le tout-routier a été privilégié dans les investissements de l'Etat et des collectivités locales.  

 

Certains semblent découvrir ce que les écologistes martèlent depuis des années : le développement du transport ferroviaire, cohérent et durable, est aussi synonyme d’emplois industriels en France. Le manque d'investissements dans le réseau ferroviaire (hors lignes TGV) a enclenché une spirale de déclin sur le transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises qui pèse sur l'industrie ferroviaire française.

C’est pourquoi les écologistes avaient fait inscrire dans le programme législatif de 2012 l’adoption d’une nouvelle Loi d’Orientation des Transports Intérieurs (La "LOTI" date de 1982!) qui donne la priorité au fret ferroviaire et aux trains du quotidien. Cela aurait permis de donner au secteur ferroviaire une visibilité sur le moyen été long terme, pour lutter efficacement contre l'effet de serre et rétablir les équilibres économiques de ce secteur fragilisé.

Pour François de Rugy, « les salariés d'Alstom Belfort ne doivent pas être la variable d’ajustement d'une politique incohérente ou d'un jeu de pression cynique entre la direction du groupe, L'Etat et la SNCF. On paie aujourd’hui l’absence de cap d’une politique de transport depuis trop d’années ! Mettre en œuvre la transition énergétique, en particulier dans le domaine des transports, c’est sauvegarder les emplois d’aujourd’hui et créer ceux de demain. »