L’ampleur des aides de l’État aux entreprises se mesure sur le terrain.

Prise en charge sans précédent par la collectivité des indemnités de chômage partiel, garanties d’emprunt accordées aux entreprises, reports ou annulations de charges… l’accompagnement mis en place par l’État dès le début de la crise sanitaire et du confinement poursuivait un but principal : conserver aux entreprises les capacités à faire face à la réduction brutale de leur activité. Et éviter les faillites en cascade.

 

On apprend toujours des crises : en 2008, la France avait insuffisamment eu recours à l’activité partielle, à la différence de l’Allemagne. Avec une conséquence : lorsque la reprise économique est intervenue, les entreprises allemandes, moins impactées dans leur organisation, et mieux préservée, en ont bénéficié beaucoup plus vite que les entreprises françaises, explique François de Rugy.

 

Lorsqu’on aligne les chiffres, les sommes engagées sont telles qu’elles ne permettent pas de prendre la mesure de l’effort public ainsi mobilisé. Mais examinées sur le terrain, à l’échelle locale, l’ampleur des dispositifs mis en œuvre apparait plus concrète.

Ainsi, en Loire-Atlantique, ce sont près de 30 000 établissements qui ont formulé des demandes d’activité partielle prise en charge, pour plus de 325 000 salariés. Sur les mois de mars, avril et mai, ce sont plus de 267 millions d’euros de salaires qui ont été pris en charge par la collectivité dans notre département.

Plus de 17.000 entreprises du département ont bénéficié de report de charges sociales ou fiscales, pour un total de plus de 500 millions d’euros.

Quant aux prêts garantis par l’Etat aux entreprises, ils se montent sur notre territoire à plus d’1,4 milliards sur 3 mois.

Depuis le début de la crise sanitaire, la préfecture, notamment par audioconférences, informe très régulièrement les parlementaires sur l’état de la crise sanitaire, et diffuse le suivi du déploiement des dispositifs nationaux sur le territoire.

Cela permet aux députés d’exercer une mission d’évaluation concrète des actions de l’Etat, d’engager le dialogue avec les services de l’Etat, de signaler des difficultés, ou de préciser certaines questions, note François de Rugy. C’est un dispositif très utile, qui permet de mesurer la mobilisation exceptionnelle, sur le terrain, de tous les agents des administrations publiques et parapubliques.

Accompagnant la reprise des activités liée au déconfinement, de nouvelles règles viennent d’être annoncées par le gouvernement, qui tiennent notamment compte de l’impact différent de la crise selon les secteurs d’activité.

Dans la crise économique qui ne fait que produire ses premiers effets, la fluidité de circulation de l’information entre collectivités locales, services de l’État, organismes consulaires et parlementaires continuera à être une des clés de la réussite, conclut François de Rugy.