mer

09

nov

2011

G20 : au-delà des paroles, quels actes ?

Séance de questions au gouvernement spéciale cet après-midi à l’Assemblée : la traditionnelle séance a été remplacée par un débat et une série d’interpellations du ministre du budget suite au récent G20.

Difficile, sur un sujet aussi vaste, de considérer que les deux minutes de question réservées à quelques députés suffisaient à faire de cet exercice un réel débat démocratique.

FDR a choisi de poser deux questions précises et concrètes au ministre, tout en lui précisant qu’il lui adressait par courrier une liste plus complète d’interrogations, portant sur tous les sujets abordés lors du G20.

>> Pour lire la question orale et consulter le courrier adressé au ministre, cliquez ici

Monsieur le président,

Monsieur le ministre,

Mes chers collègues

Nous sommes à l’Assemblée Nationale, et vous êtes en charge de la politique financière et économique de la France.

Et notre débat n’aurait pas de sens s’il n’avait pour finalité que de vous entendre déclarer qu’il n’est jamais facile de mettre d’accord des Nations aux intérêts et aux cultures économiques parfois divergentes, ou de vous entendre vous défausser sur nos partenaires de responsabilités qui, souvent, sont aussi les vôtres.

Alors, plutôt que de vous poser une question de portée générale – au risque de recevoir une réponse générale elle aussi – j’ai souhaité vous poser une série de questions précises, qui nous permettront de prendre la mesure de la réalité, dans votre politique, de la mise en œuvre du chapelet de bonnes résolutions affichées à l’issue du G20.Ces questions, je vous les adresserai dès cet après-midi par écrit, et j’en publierai vos réponses. Et comme il ne m’est pas possible de les poser toutes dans le temps qui nous est imparti, je vous en soumet, ici et maintenant, deux.

Au-delà d’une “reconnaissance” des intentions de mise en œuvre d’une taxe sur les transactions financières – qui n’engage à rien – dans le communiqué final du G20 , êtes-vous prêt, ici et dès maintenant, à mettre en place cette taxe en France – ne serait-ce qu’à un taux symbolique en attendant la décision européenne? Ce serait là, vis-à-vis de nos partenaires, un signal politique fort de notre détermination.

Sur la lutte contre la corruption, qui est pourtant au cœur des dysfonctionnements financiers, êtes vous prêt à faire adopter, ici et dès maintenant, une loi visant à obliger toutes les institutions financières même étrangères qui détiennent des comptes de citoyens français ou d’entreprises françaises à le déclarer à l’administration fiscale française ?

Bref, au delà des mots, qu’entendez-vous faire, ici, et dès maintenant pour que les déclarations du G20 ne soient pas que des déclarations de principes ?

Pour télécharger l’ensemble des questions portées par François de Rugy au nom des députés écologistes, cliquez ci-dessous

Courrier au ministre des finances
baroin_g20.pdf
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Commentaires: 2

  • #1

    F. Pramotton (dimanche, 13 novembre 2011 23:26)

    Voici qui résonne fort et clair aux oreilles des politiques depuis plusieurs mois – Mais en retour, les avancées concrêtes tardent toujours incroyablement à venir et contribuent à la méfiance grandissante des Français pour “les politiques”.
    Comment avancer – Concretement ?

  • #2

    brigitte chouard (vendredi, 30 décembre 2011 08:53)

    Bonjour Monsieur,

    Je tiens à vous préciser que j’ai voté pour vous et donc, de ce fait, je me permets de vous “interpeller” avec encore plus de “véhémence” s’il vous plait, arrêtez de vous “bagarrer” pour la L.A. en Bretagne, c’est vrai que ce découpage pétainiste était fait pour des raisons politiques mais, en ce moment, et je suis sûre que vous êtes d’accord, il y a d’autres combats à mener et surtout, n’enclenchez pas la machine à perdre, le Printemps 2012 sera bien assez “compliqué” et nous avons besoin pour l’instant de changement au niveau national et gouvernemental et pas pour le moment au niveau départemental.
    Bien à vous

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