mar

08

nov

2011

Un plan de rigueur de plus : le gouvernement se renie sur tout …sauf sur l’injustice !

L’idéologie fiscale sur laquelle Nicolas Sarkozy s’était fait élire il y a quatre ans et demi a pris définitivement fin avec le nouveau plan de rigueur annoncé ce jour par le premier ministre.

Elus sur le dogme de la non augmentation des impôts, le Président et son gouvernement sont contraints de faire machine arrière toute sur la ligne qu’il prétendait défendre depuis 2007 : le gel des barèmes des impôts d’une année sur l’autre représente une augmentation générale des impôts. Celle-ci touchera tous les Français qui acquittent l’impôt sur le revenu, c’est à dire principalement les salariés et les retraités. Le relèvement des taux réduits de TVA de 5,5% à 7% dans la restauration et le bâtiment constitue un renoncement notable aux engagements confirmés il y a quelques semaines encore par le gouvernement, de manière totalement démagogique.

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On notera ainsi avec intérêt qu’il y a quelques jours, lors de l’examen du budget, un amendement écologiste visant à porter la TVA dans la restauration à 7% avait été rejeté avec véhémence par la majorité… De même, le gouvernement se résout aujourd’hui à porter de19 % à 24 % le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) sur les dividendes et les intérêts – une proposition écologiste qui avait fait l’objet d’un refus il y a quinze jours à l’Assemblée…

Mais ce énième plan de rigueur gouvernemental n’est pas seulement caractérisé par un retard coupable dans la prise de conscience de l’inefficacité de la politique fiscale menée depuis 2007.

Il est également marqué par un entêtement incompréhensible sur la question de la défiscalisation et de l’exonération de cotisations des heures supplémentaires, extrêmement couteuse pour le budget de l’Etat et véritable trappe à chômage.

Il perpétue l’injustice en concentrant les baisses de dépenses sur les prestations dont bénéficient les plus fragiles : les malades via l’assurance maladie, mais également les bénéficiaires de prestations sociales, normalement indexées sur l’inflation, qui le seront désormais sur la croissance à hauteur de 1 %.

Il ne recule décidément devant aucune indécence, en prétendant que le gel des rémunérations du président et des ministres serait un signe de rigueur et de solidarité – alors que chacun conserve en tête les conditions ahurissantes dans lesquelles le président de la république avait augmenté sa rémunération de 172% en 2007 !


La diminution de 20% du crédit d’impôt développement durable, qui vient s’ajouter à la baisse de 50% décidée l’an dernier démontre l’acharnement anti-écologique avec lequel le gouvernement s’emploie à faire disparaître les mesures issues du Grenelle de l’environnement.


Ainsi donc, parvenu au pouvoir empli de certitudes néolibérales, voici le gouvernement réduit à abandonner une à une ses promesses : la baisse des impôts, la croissance – qu’il s’engageait à “aller chercher avec les dents”‘-, l’économie verte…

Plus rien ne subsiste, sinon l’injustice.

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